Il y a la terre, l’eau et le feu. Le vent indissociable de ces trois éléments, enchaîne, fait et défais ; provoque le mouvement ; la pesanteur ; la plénitude… Plénitude que je retrouve aujourd’hui, seul devant ma télévision dernier cri. Je suis immobile, mon corps et ma tête séparé d’un bon mètre cinquante, mon sang ce répand telle une invasion de fourmis rouges par milliers, s’infiltrant entre les lattes de mon parquet, clapotant et cliquetant telle une montre folle qui indiquerait un temps erroné. Le temps qui vient dors et déjà de s’achever pour moi ; à jamais.Je m’évade, et, je m’envole comme poussière à la vitesse du soleil qui brille comme jamais en ce 26 juillet 2066.
2066 un nombre étrange et pourtant logique. Moi qui pensais être immortelle, moi qui pensais que demain serai toujours la, moi et mes pensées simpliste et stupide sur ma vie. Je me rends compte maintenant que la vie, je l’ai vu à travers un oeillet, un trou de serrure, bref y a pas grand-chose à dire dans la vie d’un homme, c’est un flash, une sensation, un instant. Le tout et de savoir si cette instant en valais la peine ou pas, ça s’arrête la. J’aurais vécu cet instant 90 années, c’est plutôt sympathique de ce dire que j’ai dépassé le seuil des dix pourcent de gens qui atteigne cet age. Idem qu’au loto, t’as une chance sur 1 million de gagner, 1 chance sur 1 million de prendre la foudre sur la tête et 1 chance sur 1 milliard de te faire trancher la tête chez toi devant
la télé. Cool non ? , à moi seul je viens de crever les stats.Ceux qui auront moins de chance ce seront certainement les voisins, qui avec la chaleur caniculaire de cet été commenceront à sentir des odeurs étrange et dérangeante.
-Ca fait longtemps que l’on à pas vu le monsieur du 4eme ? Il a déménagé ? Vous savez si il à de la famille ? Des amis ? …
Puis un jour, le concierge appellera la police, fatigué des relents que lui impose son cœur renversé par l’odeur pestilentielle qui règne dans l’immeuble. Arrivant sur les lieux, la police se demandera ce qui à bien pu ce passer. Comment quelqu’un a put m’assassiner, alors que toutes les portes et fenêtres sont closes, qu’il n’y a aucune trace d’infraction ou de casse dans l’appartement.
Même le chien est resté couché au pied de son maître, la mine triste et blafarde, demeurant telle une statuette, immobile, comme si le temps lui-même c’était arrêté. Je pourrais vous expliquer pourquoi, je pourrais vous dire… Le mieux ce serais de revenir en arrière et de vous faire vivre l’instant, le moment, l’étincelle qui à bouleversé ma vie et changé mon existence…
12 Juin 2004, Lyon ville lumière s’éveille, un soleil éclatant et radieux illumine le quai de Saône. Les libraires ambulants étalent leurs marchandises, installes les tréteaux qui serviront de support. Quelques passants, s’attardent en cette belle mâtiné, pour scruter, voir et chercher, une œuvre, une autobiographie qu’ils n’auraient pas encore. L’odeur des pages, du vieux papier cornée s’étend le long de la voie, un parfum de souvenir et d’aventure à la fois, un mélange de passée et de douceur enivre et hypnotise tous ceux qui s’attardent sur cette place. Un homme assis au bord de son étalage lit son journal du matin. Le visage ridé et rongé par les expériences passées, semble sortir d’un vieux film en noir et blanc. Il fume à l’aide d’une veille pipe en bois acheté dans un tabac à dix sous. Le regard fort et profond à la fois, le bleu intense fait ressortir ça barbe blanchâtre et touffu. Cet homme qui semblait imperturbable, pourtant ne le fut plus dans un lapse de temps très court. Brice Torne, un homme de 32 ans, de corpulence forte et svelte à la fois vain l’importuner.« Vous avez la part de l’autre de Eric-Emmanuelle-Shmmit ? » Non, fit le veille homme, c’est un livre trop récent, je ne fais que les veilles reliques d’autrefois, dit t’il avec un sourire moqueur comme si c’était de lui qu’il s’agissait. Déçu, l’homme commença à partir dans le sens opposé de la rue, lorsque le vielle homme lui dit :J’ai « si tu peux voir », si ça vous intéresse. C’est de la fiction, mais avec une très bonne histoire pour ceux qui veulent s’évader de ce monde. Dit t’il d’un ton ironique. Le Jeune homme interloqué s’arrêta subitement, un sourire s’esquisse sur son visage, comme un enfant curieux. Oui pourquoi pas ! dit-il, ça me changera de lire de
la fiction. Un peu d’évasion ne fais jamais de mal en soi, c’est seulement qu’en elle devient obsessionnel que cela deviens dangereux. Le vielle homme lui tendit le livre avec gentillesse, les yeux brillant de sincérité. C’est un grand livre, il m’a ouvert les yeux sur beaucoup de chose dans ce bas monde !Le livre semblait avoir été passé de main en main depuis des décennies, tellement sa couverture étais craquelée et usée. Brice ouvrit devant le vendeur sa nouvelle acquisition. Une forte odeur de renfermé s’évapora de celui-ci pour venir chatouiller ses narines, qui le firent éternué.